Bonjour
J’ouvre donc ce MOOC par des considérations basiques consacrées aux notions de température et de chaleur, qui sont évidemment fondamentales quand on parle de réchauffement et qui sont, comme je vous l’ai dit dans l’introduction, peut-être un peu plus subtiles que vous le pensez. La notion de température est innée. Elle découle de notre sens du toucher. Nous touchons un objet et nous sentons s’il est chaud ou s’il est froid et nous pouvons dire si nous comparons deux objets lequel est le plus chaud. La température nous parait donc une donnée immédiate qui résulte de notre expérience quotidienne. Nous la mesurons communément avec des thermomètres dont il existe de nombreux types.
Et pourtant tout n’est pas si simple, comme une expérience facile, que vous pouvez aisément faire chez vous va vous le démontrer. Prenez trois récipients. Versez de l’eau froide dans le premier, de l’eau tiède dans le second et de l’eau bien chaude dans le troisième. Plongez votre main gauche dans le premier, celui qui contient de l’eau froide et votre main droite dans le troisième qui contient l’eau très chaude, puis les deux mains ensembles dans celui du milieu qui contient de l’eau tiède. Vous aurez la surprise de la trouver chaude selon votre main gauche et froide selon votre main droite ! La température ne serait donc pas une valeur absolue ? Plus simplement encore quand vous vous munissez d’un gant vous pouvez manipuler sans vous brûler une casserole très chaude. …Vous voyez que la notion de température parait soudain bien floue, bien subjective.
Mais me direz-vous la température est une donnée concrète. Je peux la mesurer avec un thermomètre. Est-ce exact ? Jusqu’à un certain point oui mais à y regarder de plus près vous savez sans doute qu’on ne doit mesurer la température de l’air qu’à l’ombre. Placez deux thermomètres différents sur votre balcon. A l’ombre ils indiqueront bien la même température. Mais s’ils sont au Soleil ce ne sera pas le cas ! La température au soleil n’a simplement pas de sens : Et pourtant c’est le même air dont ils sont supposés mesurer la température ces deux thermomètres. L’explication est simple même si elle n’est pas évidente : dans tous les cas que j’ai cités, ce que vous mesurez et croyez être une température est en fait le flux de chaleur qui traverse votre peau ou qui réchauffe différemment les deux thermomètres. Quand vous mettez un gant vous isolez votre main de la casserole et vous réduisez le flux de chaleur qu’elle vous transmet. Quand les thermomètres sont à l’ombre ils se mettent en équilibre thermique avec l’air ambiant et ils indiquent la même température, mais quand ils sont au Soleil, ce n’est plus vrai s’ils sont différents, car ils n’absorbent pas la même quantité de chaleur, et leurs indications ne sont dès lors plus identiques. C’est comme deux voitures exposées au soleil sur votre parking, l’une blanche et l’autre noire. Vous pouvez sans crainte toucher la première sans problème mais vous vous brûlez en touchant la seconde !
La température est comme la vitesse ou la densité une donnée dérivée, calculée, et non une donnée immédiate comme la longueur que vous pouvez mesurer avec un mètre ou le poids avec une balance. Pour mesurer une vitesse vous devez mesurer une distance parcourue et la diviser par le temps mis à la parcourir. Vous avez fait tant de kilomètres à l’heure ou de centimètres à la seconde. Pour mesurer une distance vous disposez d’un mètre étalon, pour mesurer un temps d’un sablier ou d’une horloge, mais il n’existe pas d’étalon de vitesse. La vitesse ne se mesure pas, elle se calcule, même si votre compteur de vitesse l’affiche de la même façon exactement que le thermomètre affiche une température. Vitesse et température sont en quelque sorte des données virtuelles, inventées par l’homme comme des index déduits des mesures observables de quantité ou de flux de chaleur.
Retenez bien ceci, la température n’est pas une donnée fondamentale de la Physique comme la longueur ou la masse. La donnée fondamentale c’est la chaleur ou plus généralement l’énergie. La température n’est pas une mesure de la chaleur. Elle dépend de la nature des corps et de leur quantité. Un kilomètre est un kilomètre qu’il soit mesuré sur une autoroute ou sur un chemin de campagne. Mais pour une même quantité de chaleur la température diffère pour deux corps différents et pour des quantités différentes. Comme la vitesse s’obtient en divisant une distance par un temps la température s’obtient en divisant la quantité de chaleur que contient un corps par la caractéristique thermique de ce corps que l’on appelle sa Capacité Calorifique, c’est-à-dire sa capacité à absorber de la chaleur, en fonction d’ailleurs de sa quantité. Nous verrons plus tard que la température est pour les solides et les liquides une expression des vibrations internes de la matière, ce qui explique entre autres la raison pour laquelle ils se dilatent quand on les chauffe.
Mais pour les gaz les choses sont différentes. La température d’un gaz n’est absolument pas liée aux vibrations internes de ses molécules. Les molécules d’un gaz se déplacent. Très vite. La température d’un gaz est l’expression de la vitesse de déplacement moyenne de ses molécules et plus précisément du carré de cette vitesse c’est-à-dire de leur énergie cinétique, mais nous n’en sommes pas encore là. Pour le moment restons en à la définition que je viens de vous donner : retenez bien la chose la plus importante, la différence fondamentale entre température et chaleur et le rapport entre ces deux notions. La chaleur est une quantité physique réelle, une forme d’énergie et dans toutes les considérations thermodynamiques comme celles appliquées au problème du réchauffement il faut toujours et d’abord raisonner en termes d’échanges de chaleur et en déduire la température et non l’inverse. Je me répète. La température n’est pas une donnée fondamentale de la physique comme la longueur ou la masse. La donnée fondamentale est la chaleur et la même quantité de chaleur engendre des températures différentes selon la nature des corps des corps et leurs dimensions.
Ceci est pleinement mis en évidence dans le cadre du réchauffement dans l’ineptie qui consiste à considérer que la température moyenne de la Terre est égale à la moyenne des températures relevées dans un grand nombre de stations météorologiques, bien que cela ne saute pas aux yeux de façon évidente. Etes-vous bien assis, je répète qualifier une moyenne de températures de température moyenne est une insulte à la science la plus basique, c’est comme dire qu’ajouter deux et deux font cinq ! Ou encore mieux, dire 2 et 2 font un gâteau au chocolat ! Et pourtant c’est ce qu’on vous sert tous les jours quand on vous dit par exemple que telle année est plus chaude que telle autre ou que tel record mensuel a été battu. Et pire encore, c’est comme ça que le réchauffement climatique est défini, comme la variation d’une moyenne des températures relevées toute l’année par le réseau mondial de stations météorologiques. Mais ça dépasse l’imagination comme imbécilité !
Pourquoi est-ce stupide ? C’est parce que la température est une variable qualifiée d’intensive contrairement à des variables comme le poids, le volume et d’autres qualifiées d’extensives. Les données intensives sont des données qui ne dépendent pas des volumes ou des masses qu’elles décrivent et par définition ce sont donc des données qu’on ne peut pas additionner. Additionner des températures est un non-sens absolu. vous ne pouvez pas faire bouillir de l’eau en mélangeant deux verres d’eau à 50°C. La température du mélange ne va pas monter à 100 degrés ! Et si on ne peut pas additionner des températures on ne peut évidemment pas calculer une moyenne, et le simple fait d’assimiler une moyenne de températures à une température moyenne est une aberration, un crime contre l’intelligence. Mélangez un verre d’eau à 30 °C et un verre de lait à 40°C et je vous garantis que la température du mélange ne sera pas 35°C ! Comme le lait a, je suppose, une capacité calorifique plus grande que l’eau il libère en se refroidissant d’un degré plus de chaleur qu’il n’en faut à l’eau pour que sa température s’élève d’un degré. Supposant par exemple qu’en se refroidissant de 4 degrés le lait fournisse à l’eau suffisamment de calories pour que sa température s’élève de 6 degrés. La température moyenne s’établira alors à 36 degrés soit 30 plus 6 degrés pour l’eau et 40 moins 4 pour le lait ! Je cite ces chiffres comme des exemples, ce ne sont pas des valeurs réelles ne me prenez pas au mot ! Mais comprenez quand même que parler de moyennes de températures, assimiler une moyenne de températures à une température moyenne, c’est vraiment débile ! Ce n’est uniquement que si on mélange deux produits strictement identiques, ayant la même capacité calorifique et le même volume ou le même poids, que la température moyenne est égale à la moyenne des températures, autrement c’est faux et archi-faux.
Pourtant c’est ainsi qu’on vous trompe délibérément quand on vous affirme que la température moyenne de la Terre s’est élevée de près d’un degré en un siècle, en prenant pour argument l’élévation de la moyenne des températures de l’air en différents endroits du globe, alors que l’air chaud et humide des tropiques par exemple a une capacité calorifique différente de celle de l’air sec et froid des pôles, sans parler de l’imprécision énorme sur les volumes d’air considérés et des modifications de l’environnement des stations météos.
On peut argumenter que ces différences sont minimes mais 0,6 degrés en un siècle par exemple correspond à 0,006 degrés par an, 6 millièmes de degrés ! Et comme il faut parler de variation de la température absolue d’environ 300 Kelvin, je rappelle que le Kelvin est l’unité de l’échelle de température absolue dont le degré est égal à celui de l’échelle Celsius habituelle mais dont le zéro est le zéro absolu égal à -273,5 °Celsius, cela correspond à une variation, soit disant mesurée, de 0,002 % ou 2 pour cent mille, bien inférieure à la précision des thermomètres les plus précis. 2 pour 100.000 revient à mesurer 100 mètres à 2 millimètres près ! Me croiriez-vous si je vous disais que la base de la Grande Pyramide de Kheops mesure 230,003 mètres de côté ou me prendriez-vous pour un rigolo ? ou que vous mesurez une longueur de 1 mètre 002 ? Et pourtant vous croyez ceux qui vous disent que la température de la Terre s’est élevée de 0,6 ° en un siècle ! C’est un non-sens total.
La conclusion incontournable est que le Réchauffement Climatique, qui est a priori une hypothèse plausible, n’est ni prouvé, ni controuvé. Peut-être traversons nous effectivement une période de réchauffement, mais peut-être au contraire sommes nous déjà entrés dans la période de glaciation que nous annoncent les climatologues qui prévoient que selon les cycles mis en évidence par le climatologue Milankovitch nous nous dirigeons vers une petite période glaciaire. Mais ce refroidissement est si lent qu’il pourrait passer inaperçu. J’anticipe sur la suite, mais la température moyenne de la Terre, qui d’ailleurs n’est qu’un index, peut être définie parfaitement et mesurée avec précision et je vous dirai comment, mais ce n’est certainement pas en faisant des moyennes de températures ! L’important reste de noter que le terme de réchauffement implique une variation de la quantité de chaleur absorbée par la Terre et non une variation de température. Cette chaleur est le moteur du Climat, elle n’est pas le Climat, elle génère le climat, mais elle n’est pas le climat. Ce qui fait le climat, c’est l’atmosphère qui distribue cette chaleur en tous les points du Globe. Une planète sans atmosphère n’a tout bonnement pas de climat ! Sur une telle planète le mot n’a même pas de sens. J’y reviendrai plus précisément quand je vous parlerai de la Dichotomie du Climat. Encore plus ridicule, les objectifs chiffrés de la lutte contre le Réchauffement visant à le limiter à x degrés à l’horizon des années 2050. Pourquoi ne pas viser des objectifs plus raisonnables ? Par exemple une limitation à 25 kilos, ou à 100 mètres, ce n’est pas plus idiot que de parler de degrés d’élévation d’une moyenne de températures.
Je pourrais m’arrêter là, car je crois vous avoir tout dit de ce qu’il faut savoir sur ce sujet de la différence entre température et chaleur, mais je voudrais revenir sur cette notion de « moyenne de températures » et sa stupidité, car je me suis rendu compte à l’expérience combien elle était difficile à faire passer et combien elle soulevait l’hostilité instinctive de beaucoup de gens et pas forcément seulement d’écolos irréductibles. Le fait est que cette réaction, quasiment inscrite dans nos gènes, découle d’un abus de langage qui nous est courant, et dont d’ailleurs je suis moi-même vraisemblablement coupable à l’occasion, sans même m’en rendre compte, quand on énonce par exemple qu’au mois d’Aout à Paris la température moyenne est d’environ 20°C. Il est certain qu’en Aout on ne court pas grand risque de verglas sur les grands boulevards. Et bien sûr les 20°C représentent la température aux environs de midi, pas à 6 heures du matin. Ce qu’on veut dire en fait et qu’on dit mal, c’est qu’en Aout à midi à Paris les températures voisinent en général les 20°C !
L’erreur que l’on commet est de qualifier ces 20 degrés de température moyenne. Ce n’est pas une température moyenne, c’est une température probable. Sans le moindre rapport avec une température moyenne. Et si vous allez à Paris en Juillet ou en Aout et qu’il neige, vous vous exclamerez sans doute « quelle malchance » ce qui souligne bien le caractère probabiliste de cette température improprement qualifiée de moyenne. C’est cette ambiguïté qui fait que tout le monde ou presque, et presque sans discussion, admet que l’augmentation des moyennes de températures relevées autour du globe prouve la réalité du réchauffement climatique alors que c’est totalement absurde. C’est même une malversation intellectuelle quand cette sottise est le fait délibéré de scientifiques qui savent parfaitement ce que je suis en train de vous expliquer.
Pour enfoncer le clou je vais aller plus loin et vous démontrer qu’une telle moyenne de températures n’a pas de sens car elle peut même conduire à croire à un refroidissement alors qu’il y aurait réchauffement, ou bien entendu inversement qu’il y aurait réchauffement alors qu’il y aurait réellement refroidissement. Supposez pour cela qu’à un certain moment toutes les stations météos enregistrent la même température par exemple 20°C ce qui fait que la moyenne de toutes ces températures serait également de 20°C ce qui conduirait à dire que la température moyenne de la Terre serait également de 20 degrés. Supposez que le lendemain une masse d’air chaud se déplace d’une station à une autre. La température de la première va par exemple baisser, celle de la seconde augmenter, mais il n’y a pas la moindre raison pour que la baisse de l’une soit égale à l’élévation de l’autre de sorte que la fameuse moyenne ne sera plus la même. Elle ne sera plus de 20° C , sans pourtant qu’il y ait eu le moindre apport de chaleur, le moindre réchauffement ou d’ailleurs refroidissement.
On peut même aller plus loin et soutenir qu’il y a réchauffement alors même qu’il y aurait refroidissement ou l’inverse. Supposez que par exemple la moyenne des températures affiche un refroidissement de 2 degrés par simple déplacement de masses d’air comme je viens de le montrer, alors que la Terre ait reçu pour une raison ou une autre une quantité de chaleur qui aurait élevé sa température de 1 degré. La moyenne des températures affichera donc un refroidissement de 1 degré au lieu de 2, mais un refroidissement quand même, alors qu’il y aura eu en réalité réchauffement !Je ne veux pas passer trop de temps sur ce sujet mais je veux quand même ajouter que dans ces calculs de moyennes, même s’ils avaient un sens, d’une part les températures que l’on prend en considération devraient être pondérées par les volumes d’air concernés que l’on assimile aux surfaces couvertes par les stations météo ce qui est une source d’erreur considérable ne serait-ce que du fait de la répartition extrêmement inégale de ces stations à la surface du globe et que d’autre part la précision de telles moyennes ne dépasse pas celle des relevés qui sont de l’ordre au minimum du degré et plus vraisemblablement de 2 ou 3 degrés. Ajoutons à cela bien entendu que les instruments de mesure ont changé avec le temps ainsi que l’environnement des stations. C’est dire combien des estimations de variation de température moyenne de l’ordre du centième de degré par an justifieraient un scepticisme de bon aloi même si cette notion de moyennes de températures avait, je le répète, un sens, ce qu’elle n’a pas !
Cette vidéo est bien longue et je pense qu’elle vous aura convaincu du caractère hypothétique et non prouvée de ce fameux Réchauffement. Je n’arrive pas à croire qu’il soit devenu un dogme mondial en dépit de cette incertitude et alors même que comme nous le verrons son attribution au CO2 est une autre absurdité toute aussi délibérée. Ca me laisse pantois !
Je vous abandonne sur cette édifiante réflexion et je vous dit au revoir jusqu’à la prochaine vidéo dans laquelle nous approfondirons les notions de chaleur et d’énergie. Soignez vos neurones.
***
Bravo Jean-Marc